Présentation du projet
Des vitres sur lesquelles la pluie ne laisse pas de trace, une peinture anti feu… Des innovations devenues possibles grâce aux nanotechnologies qui permettent de manipuler des structures de taille nanométrique. En savoir plus
Un nanomètre c’est un mètre coupé en un milliard de morceaux. Par exemple, les nanotubes, un type de particule, sont 100 000 fois plus petits que le diamètre d’un cheveu. Le rapport de taille entre ce nanotube et un cheveu est le même que celui existant entre une conduite d'oléoduc et un cheveu. Télécharger le dossier en pdf.
Un projet baptisé Nanotoxico
Les nanotechnologies suscitent de nombreuses questions quant à l’éventuelle toxicité des matériaux qu’elles produisent. En Belgique, la Région wallonne a chargé l’université de Namur, d’analyser le risque potentiel de ces technologies en ce qui concerne la santé humaine. Le projet vise à développer des tests de toxicité pour tout type de nanoparticules. Dans le cadre de ce projet nommé « nanotoxico », des nanoparticules issues de l’industrie wallonne sont étudiées comme les carbures de titane et de silicium et les nanotubes de carbone produits par Nanocyl, spin off des facs.
Nanotoxico est un projet pluridisciplinaire regroupant trois pôles de recherche: le pôle caractérisation, le pôle toxicologie in vitro, le pôle pharma/santé et le pôle communication.
Pôle caractérisation
Compte tenu de leur taille, les nanoparticules possèdent des propriétés physico-chimiques nouvelles. Par conséquent il est essentiel de caractériser l’impact des nanoparticules sur l’environnement et la santé. C’est le pôle caractérisation qui se charge de cette étape. Les physiciens et chimistes de ce pôle déterminent les propriétés physico-chimiques des nanoparticules : leur taille, leur forme, leur surface spécifique et leur composition. Cette partie du projet permet de dresser une carte d’identité, la plus complète possible, des matériaux.
L’approche expérimentale, étudiant l’interaction des nanoparticules avec l’organisme et ses conséquences sur la santé humaine, est réalisée par les chercheurs du pôle toxicologie in vitro et du pôle pharma/santé interviennent.Pôle toxicologie in vitro
L’objectif du pôle toxicologie in vitro est de reconstituer des tissus humains représentant les principales voies de contact des nanoparticules avec l’organisme humain. Trois modèles tissulaires sont mis au point afin de représenter au mieux les tissus humains :
- Un épiderme. Les épidermes sont produits par la société Straticell, autre spin off des facs.
- Un épithelium intestinal humain.
- Un épithélium bronchique humain.
Pôle pharma/santé
Ensuite, l’équipe du pôle pharma/santé a pour objectif de confirmer sur modèles animaux les résultats obtenus avec les modèles in vitro.
Des études de toxicité sont réalisées chez l’animal après administration par voies orale, cutanée ou respiratoire. Un des atouts de ce pôle est de développer un modèle d’inhalation en collaboration avec les chercheurs du pôle caractérisation permettant d’exposer les animaux à un aérosol de nanoparticules reproduisant le plus fidèlement les conditions d’exposition des travailleurs.
Pôle communication
Enfin, l’équipe d’Atout Sciences se charge de diffuser les informations au grand public via des clip-vidéos, des expos, cafés des sciences, ciné débats, site internet.
Une fois le projet mené à terme, des tests de toxicité pourront être validés et pris comme référence dans des études de nanotoxicologie. Ces données seront d’une aide considérable pour les entreprises Wallonnes et Européennes. En effet, dans le cadre de la nouvelle réglementation européenne REACH sur les produits chimiques industriels, elles devront fournir les données de sûreté sanitaire et environnementale sur toutes les substances qu'elles produisent.


